ÉDITORIAL


Noël : Espérer contre toute espérance

     Voilà que le Fils de Dieu naît dans une crèche à Bethléem dans un moment de l’histoire de l’humanité où le peuple d’Israël espérait contre toute espérance l’arrivée d’un messie qui les sauverait de l’oppression d’un empire romain quasi-invincible. Cela se passait il y a un peu plus de 2000 ans. Nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation qui ne vaut guère mieux : des guerres font rage dans plusieurs pays, nous devons relever d’importants défis migratoires et climatiques, des pénuries de logement, etc.

     Bref, quand je regarde le côté sombre de notre monde, mon coeur saigne, mon âme pleure. Dois-je me laisser aller au désespoir ? Tout compte fait, nous assumons notre réalité le mieux possible en sachant que notre mieux-être collectif dépend de nos engagements individuels et de nos choix de société.

     Jésus est venu pour nous offrir la vie en abondance. Comme lui, chacun d’entre nous peut faire une différence en apportant sa brique dans la construction d’un monde meilleur. Et, Dieu merci, plusieurs d’entre nous le font. Nous sommes des semeurs d’espérance quand l’amour se voit dans nos yeux et nos actions. Jésus est passé sur  terre en faisant le bien et en prêchant l’amour en paroles et en actes. Grâce à lui et à l’amour qu’il a pour chacun d’entre nous, je peux espérer au-delà de tout désespoir.

     En lisant ce numéro de la Lettre aux Amis, je me dis que j’ai de bonnes raisons d’espérer. Des hommes et des femmes luttent pour que des jeunes éthiopiens retrouvent le désir de vivre. Des gens de toutes cultures se tendent la main et s’encouragent mutuellement comme cela est illustré dans l’article intitulé Demain l’Afrique. Grâce à votre soutien, des religieuses au Malawi ont pu améliorer leur condition de vie. À Montréal, le Centre Afrika vit sa mission d’être un lieu de rencontre interculturel où il est possible de contribuer au vivre-ensemble harmonieux où les différences deviennent un enrichissement.

     Bientôt, je contemplerai le Fils de Dieu dans la crèche. Je le ferai dans le silence d’abord et je le remercierai ensuite pour tous ceux et celles qui m’inspirent et me motivent à être une personne d’espérance pour et avec les autres. C’est ce que je vous souhaite de vivre durant les rencontres familiales de Noël et du jour de l’An et aussi durant toute l’année 2024 ! Nos enfants et nos jeunes ont besoin de votre témoignage.

Réal Doucet, M.Af 
Provincial des Missionnaire
       
d’Afrique dans les Amériques