COTE-D’IVOIRE

Les évêques rencontrent président Ouattara

La question de la réconciliation nationale de la Côte d’Ivoire était au centre de l’entretien accordé à l’épiscopat ivoirien, le mercredi 19 février 2020, par le président de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara.

Une délégation de la conférence des évêques catholiques de la Côte d’Ivoire, conduite par l’archevêque d’Abidjan, le Cardinal Jean-Pierre Kutwa, a échangé avec le président Alassane Ouattara, le mercredi 19 février 2020, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan Plateau.

Engagement de l’Eglise dans la gestion de la chose publique

Au terme de la rencontre, l’évêque de Katiola et président de la conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire, Mgr Ignace Dogbo Bessi, a fait savoir que la question de la réconciliation nationale était au centre de leurs échanges. A l’en croire, tous les sujets connexes à la réconciliation nationale ont été passés au peigne fin. Il s’agit notamment de la question des élections, des exilés politiques ou encore des prisonniers politiques. Aux dires de l’évêque de Katiola, l’Eglise ivoirienne ne se contente pas seulement « d’afficher sa ferme volonté de participer à la construction du bien commun qu’est la Côte d’Ivoire, mais s’y engage, sans parti pris à travers la méditation de la parole de Dieu reprise dans la Doctrine sociale de l’Eglise ».

 Côte d’Ivoire : Les évêques rencontrent président Ouattara

De l’importance de la réconciliation nationale   

Mgr Bessi a affirmé, en outre, que les deux parties à cette rencontre étaient convenues sur le fait que la réconciliation nationale était d’une importance capitale pour l’avenir du pays. C’est à cet égard qu’il a estimé qu’elle devrait être entreprise avec des moyens efficaces pour mener à bon port les attentes qui y sont attachées. Le président de la conférence épiscopale ivoirienne a également fait remarquer que l’Eglise attend beaucoup du chef de l’Etat ivoirien en vertu du pouvoir régalien qu’il possède. Il a ainsi indiqué qu’il est plus que temps de construire des ponts entre les adversaires politiques, rassurant que l’Eglise ferait tout pour qu’avec d’autres organisations, le chemin vers la réconciliation poursuive son bonhomme de chemin.      

Un cadre d’échange permanent pour porter la voix des sans voix

C’est dans cette perspective que les évêques ivoiriens ont exprimé le désir d’avoir un cadre d’échange permanent avec le Chef de l’Etat pour qu’en tant qu’institution, ils puissent exprimer leurs pensées sur la marche du pays, porter la voix des sans voix et, par ricochet, aider les gouvernants à faire au mieux leur travail au service de tout le peuple ivoirien. Selon les mots mêmes du président de la conférence épiscopale ivoirienne : « L’histoire de tout peuple qui voudrait se construire de manière solide a besoin de la clairvoyance, du discernement et du regard prospectif de tous ses habitants, sans exclusive ».

Etre protagoniste de la réconciliation nationale

En point d’orgue, le président de la conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire a invité tous les Ivoiriens à se sentir protagonistes de la réconciliation dont leur pays a tant besoin. Il leur a ainsi lancé l’appel à la conversion qui, selon ses mots, consiste à purifier son cœur de toute rancœur afin de l’ouvrir à l’autre. Il les  a également invités à se rapprocher les uns des autres pour cultiver la volonté ferme de la réconciliation et ainsi permettre aux générations futures de vivre en paix.

Camille Mukoso, SJ (avec Marcel Ariston Blé) – Cité du Vatican

Source: vaticannews.va

Retour à la liste des nouvelles