Cameroon


LE NONCE APOSTOLIQUE EN VISITE À NKONGSAMBA

Le Père Ferdinand Owono Ndih, provincial de la province du Cameroun et président de la conférence des supérieurs majeurs des oblats d'Afrique et Madagascar
Le Père Ferdinand Owono Ndih, provincial de la province du Cameroun et président de la conférence des supérieurs majeurs des oblats d'Afrique et Madagascar 

Le Pape François a reçu lundi 3 octobre les participants au chapitre général des oblats de Marie Immaculée. Après cette rencontre, le père Ferdinand Owono Ndih a accordé une interview à Vatican News. Il est notamment revenu sur le message que le Pape leur a délivré, en partant du thème de leur chapitre général: «Pèlerins d’espérance en communion».

Stanislas Kambashi,SJ – Cité du Vatican

Réunis pour leur chapitre général depuis le 14 septembre, les missionnaires oblats de Marie Immaculée ont été reçu lundi par le Pape, qui s’est appuyé sur le thème de leur chapitre général pour les inviter à devenir des missionnaires de l’espérance; tout en insistant sur la figure de Marie, pèlerine auprès de son Fils le Christ.

Pour le père Owono, provincial de la province du Cameroun (qui réunit le Nigeria et le Tchad) et président de la conférence des supérieurs majeurs des oblats en Afrique et Madagascar, le thème choisi pour ce chapitre général rappelle la marche actuelle de l’Eglise vers le synode sur la synodalité, une dynamique à laquelle sont invités tous les fidèles.

Redonner l’espérance à un monde pollué par des nouvelles qui l’attristent

Le prêtre oblat camerounais a en outre expliqué l’importance de ce thème par le fait que «nous sommes dans un monde où ternit l’espérance. Il y a beaucoup de mauvaises nouvelles qui attristent l’humanité toute entière, au point où on a tendance à perdre tout espoir». D’où les oblats veulent «se "rebooster" dans cette dynamique de l’espérance à porter aux autres, dans un esprit de communion, d’ensemble», pour inviter le monde à ne pas désespérer, malgré les difficultés rencontrées.

La concrétisation de cette redynamisation passe notamment par la revalorisation de la dignité de la personne humaine au milieu des multiples visages de pauvreté auxquels fait face l’homme d’aujourd’hui, a indiqué le père Owono.

Les oblats, présents dans seize pays d’Afrique

Présents dans seize pays du continent africain, les oblats de Marie Immaculée mènent leur mission dans plusieurs domaines de la vie de l’Eglise et de la société. Ils sont présents au Sarah Occidental où ils exercent l’apostolat d’écoute et d’accueil auprès des migrants en transit vers d’autres destinations. Dans cette zone à prédominance musulmane, ils n’ont pas le droit d’évangéliser comme ils peuvent le faire ailleurs. Dans d’autres pays à forte présence musulmane comme au Sénégal, ils sont notamment engagés dans le dialogue interreligieux, suivant une pastorale de proximité. Ils sont également présents au Ghana, au Cameroun, au Tchad, en Namibie, au Kenya, en RD Congo, en Angola, en Namibie, au Botswana, en Afrique du Sud, à Madagascar et dans beaucoup d’autres pays du continent.

Éduquer pour faire émerger «une humanité nouvelle»

Dans tous ces pays, ils sont investis dans l’animation missionnaire, surtout dans les zones les plus reculées; dans le secteur de l’éducation, car «par une société instruite on contribue à l’émergence d’une humanité nouvelle et une morale nouvelle dans un monde où la moralité est mise à mal», a déclaré le père Owono. Les oblats sont également dans la pastorale de la santé, des prisons et de plus en plus dans les médias. Aujourd’hui, ils essaient «d’aller dans des sentiers nouveaux pour atteindre l’homme là où il se trouve».

Parmi les défis qu’ils rencontrent, le président de la conférence des supérieurs majeurs des oblats en Afrique et Madagascar a mentionné une sécularisation à grande vitesse et la «perte du sens du sacré» à laquelle est surtout exposée la jeunesse, victime des modèles présentés sur des réseaux sociaux. Comme opportunités, le père Owono voit notamment les nouvelles technologies qui permettent d’atteindre les personnes là où elles se trouvent, les jeunes en particulier: «à travers les réseaux sociaux, on peut transmettre le message du Christ», a-t-il souligné.

La congrégation des oblats de Marie Immaculée (OMI) fut fondée par saint Eugène de Mazenod en 1816. Ses membres sont aujourd’hui présents dans plus de 70 pays du monde.

Source : vaticannews

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