Central African Republic


UN CARÊME DE SOLIDARITÉ À BANGUI

  
Le cardinal Dieudonné Nzapalainga à l'inauguration d’une mosquée à Kouki dans le nord-est de la Centrafrique/Lucie Sarr

Mercredi 2 février, jour marquant le début du temps de Carême, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, a adressé un message à ses diocésains

L’archevêque Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, invite les catholiques de son diocèse à vivre pleinement le Carême, un temps favorable, « un don provenant non pas de nos efforts mais du cœur miséricordieux du Seigneur ».

« Dès aujourd’hui, Dieu nous appelle à revenir à lui, à soigner notre relation avec lui et avec notre prochain, à ajuster nos actes et à harmoniser nos engagements avec les appels de l’Église », exhorte-t-il.

Pour lui, alors que son diocèse s’est engagé dans les consultations diocésaines du Synode sur la synodalité, le Carême est « le temps favorable pour faire une halte régénératrice, pour se remettre en question, s’examiner minutieusement, se dépouiller des préjugés et, ensemble, tracer des voies pour aller plus en avant. »

Symbolique des cendres

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga insiste également sur la symbolique des cendres apposées sur le front des fidèles le premier jour de Carême. « Les cendres sont richement évocatrices, souligne-t-il. Elles symbolisent la fragilité humaine et l’espérance en la miséricorde divine : celui qui se recouvre de cendres, reconnaît ses fautes mais en même temps, entre en pénitence pour renaître à une vie nouvelle ».

Pour lui, les cendres symbolisent la pauvreté, le dépouillement pour retrouver le sens de ce qui est essentiel. « À l’instar du résidu qui sert à fertiliser la terre, elles constituent le ferment qui, au terme de nos privations, favorisera le plein épanouissement de notre vie chrétienne ». Elles expriment aussi le dynamisme même de la vie.

« Loin de signifier une rupture ou un anéantissement, elles évoquent la continuité, l’espérance en la renaissance, souligne-t-il. En effet, les cendres dont nos fronts seront imprimés aujourd’hui ont été obtenues de la consumation des rameaux de l’année liturgique dernière. En cela, elles indiquent le passage de la mort à la vie que le Carême et la Pâques symbolisent. »

Un Carême de charité

Le Carême est aussi un temps de solidarité et de partage. Pour vivre pleinement cette solidarité, le dimanche 10 avril, dimanche des Rameaux, le diocèse de Bangui a décidé d’organiser une quête impérée pour soutenir la paroisse Saint Laurent de Kouki, dans le diocèse de Bossangoa (nord-ouest). « Pour nous, il s’agira d’une réelle occasion de marcher ensemble dans le don et la charité, insiste le cardinal Nzapalainga. La mobilisation en faveur de la paroisse Saint-Laurent-de-Kouki concerne tout le peuple de Dieu de l’archidiocèse de Bangui, tous sans exception », insiste-t-il. Et d’ajouter : « Nous ne nous contenterons pas seulement de mobiliser des ressources financières et matérielles pour un diocèse frère. Nous mettons aussi à son service un de nos prêtres ».

La Croix Africa 

Source : africa.la-croix

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