Editorial


L’HOMME N’EST QU’UN SOUFFLE

L’édito, par Lucie Sarr.

L’une des rares certitudes dans la vie est que la mort est un passage obligé pour tous. Si tous les êtres humains naissent égaux, c’est sans doute au moment de la mort que cette égalité se manifeste le plus.

L’on est toujours démuni face à une annonce de décès. Peut-être parce qu’elle signifie une séparation définitive d’avec une personne que l’on a connue où côtoyée ou alors la résignation de ne jamais rencontrer celles que l’on n’a pas côtoyées directement. Peut-être aussi parce qu’elle nous rappelle notre propre sursis et la certitude que notre tour arrivera irrémédiablement. La seule incertitude réside dans le lieu et l’heure de cette issue fatale.

Ces derniers jours ont été lourds de décès dans plusieurs pays africains. Au Sénégal, 13 jeunes pleins de vie sont tombés, fauchés par des armes létales au cours de violentes manifestations qui ont eu lieu dans plusieurs villes après l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko. Alors que les familles endeuillées peinent à panser leurs plaies, le pays vient de perdre un des monuments de la musique, Thione Seck, qui a marqué toute une génération, notamment par un chant mémorable sur la fragilité de la vie…

À quelques milliers de kilomètres de là, la Guinée équatoriale, pays d’un peu plus d’1 million d’habitants, a perdu plus de 100 personnes en quelques minutes, le 7 mars. Quatre explosions ont, en effet, eu lieu dans des entrepôts de munitions à Baka, un quartier de la capitale, Malabo.

La Côte d’Ivoire, pour sa part, perd son premier ministre pour la deuxième fois en 8 mois.

Toutes choses qui confirment la fragilité de la vie humaine. « L’homme ici-bas n’est qu’un souffle, prévient le psaume 38. Il va, il vient, il n’est qu’une image. Rien qu’un souffle, tous ses tracas ; il amasse, mais qui recueillera ? »

Source: africa.la-croix

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