Cameroon

La lettre pastorale des évêques du Cameroun sur la franc-maçonnerie, la rose-croix et la sorcellerie

Dans une lettre signée de Mgr Abraham Kome Bouallo, président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (Cenc), les évêques camerounais rappellent les fondements de la foi chrétienne et invitent les catholiques à barrer la route à la franc-maçonnerie, la rose-croix et la croyance en la sorcellerie.

Fin juin, les évêques camerounais ont publié, une lettre pastorale sur la franc-maçonnerie, la rose-croix et la croyance en la sorcellerie. Ce texte signé par le président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, Mgr Abraham Bialo Kome, évêque de Bafang (Ouest) intervient après une première prise de position de l’épiscopat sur les « sectes ésotériques » dans les années 1990.

« En ce moment, dans certaines paroisses de nos diocèses, dans les conseils paroissiaux et même dans certains organismes diocésains, l’on trouve de plus en plus présentes et à des postes de responsabilité, des personnes appartenant à la franc-maçonnerie, à la rose-croix ou s’adonnant à la sorcellerie et à qui l’on administre sans scrupule les sacrements que Jésus-Christ a confiés à notre Sainte mère l’église, dénoncent-ils dans leur lettre pastorale datant de fin juin. Une telle situation exige élucidation. »

Les évêques camerounais rappellent, en outre, leur rôle de donner des directives pastorales afin « d’éclairer et de soutenir » la foi des chrétiens et expliquer les grandes lignes du magistère sur la franc-maçonnerie, la rose-croix et la croyance à la sorcellerie.

Franc-maçonnerie
S’agissant de la franc-maçonnerie, l’épiscopat camerounais indique qu’elle apparaît comme une société initiatique « puisque pour devenir membre d’une loge, le candidat doit être préalablement accepté puis initié à l’observance des secrets des sociétés fermées, les membres ou fraters (frères), se reconnaissent à des signes, qu’ils possèdent seuls les secrets sous serment.»

Selon eux, « la franc-maçonnerie se présente comme une philosophie humaniste, naturaliste et essentiellement rationaliste consacrée à la recherche de la vérité. Mais elle n’estime celle-ci accessible que par la raison. Aussi rejette-t-elle la lumière de la foi et les dogmes de l’Église. » Or la foi catholique repose sur l’ensemble des vérités révélées par Dieu et qui portent le nom de dogmes. « Aucun catholique ne peut les contester sans renier sa foi, estiment-ils. Il s’agit des dogmes de la Sainte trinité, de l’Incarnation, de la Résurrection, de l’Ascension, de l’Immaculée conception et de l’Assomption de la Vierge Marie. »

Rose-croix et sorcellerie
Concernant la rose-croix, les évêques du Cameroun qui rappellent que l’adhésion des chrétiens catholiques à une telle doctrine est contraire aux vérités évangéliques expliquent que les rosicruciens considèrent Dieu « comme une sorte d’énergie spirituelle, source dernière de toutes les vibrations spirituelles et matérielles », une approche proche du « panthéisme ».

Enfin, sur la sorcellerie, l’épiscopat estime que « c’est un phénomène dangereux. D’où l’urgence d’un discernement pour que l’Africain grandisse en lucidité ».

Jean François Channon Denwo, à Yaoundé

Source: africa.la-croix

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