Senegal

Au Sénégal, le père Christophe Buirette, un amoureux de l'Afrique en fin de mission

Le père Christophe Buirette, curé de la paroisse St-Pierre du port à Dakar, en fin de mission, retourne en France, heureux de raconter à ses supérieurs son expérience et ses nombreux souvenirs du Sénégal.

Le père Christophe Buirette, prêtre du diocèse de Blois, est arrivé à Dakar en 2009, grâce à une coopération missionnaire fidei donum. Il était alors aumônier militaire, avant d’être porté en 2011, à la tête de la paroisse St-Pierre du port par l’archevêque d’alors, le cardinal Théodore Adrien Sarr.

Sa mission touche à sa fin. Au moment de retourner en France, cet amoureux de l’Afrique, qui a vécu en Côte d’Ivoire, en Tunisie et à Djibouti avant d’atterrir au Sénégal, pense avoir réalisé son rêve. «J’ai toujours désiré, dans mon histoire d’homme, bien avant d’être prêtre, de pouvoir donner un temps de ma vie, et de mon sacerdoce à l’Église qui est sur le continent africain», révèle-t-il.

Beaucoup de souvenirs
L’ex-curé de la paroisse Saint-Pierre du port de Dakar qu’il a servi avec joie, garde d’excellents souvenirs de son passage au Sénégal. Il est surtout marqué par l’accueil des pénitents tous les après-midi. «Je garde d’innombrables et magnifiques souvenirs. Mais, celui qui m’a le plus marqué, c’est celui des nombreux pénitents, surtout les jeunes adultes qui viennent se confesser, réfléchir à leur existence, à leur projet de vie, à ce qu’ils veulent fonder et construire», raconte le missionnaire français qui compte déjà 27 années de sacerdoce.

Le père Buirette note que cette phase, «celle d’être un témoin de la miséricorde du père», constituant le cœur du ministère du prêtre, est un des très bons souvenirs qu’il gardera. En quittant Dakar, le père Buirette, issu d’une famille de trois enfants, orphelin de père depuis l’âge de 20 ans, ne cesse de rendre grâce à Dieu pour ce qu’il a fait de lui: un annonciateur de sa parole. «Ma joie, aujourd’hui, c’est de me donner tout entier comme prêtre missionnaire fidei donum pour mes frères, sur le continent africain et à Dakar en particulier… c’est aussi de me donner à mes frères pour leur apporter le Seigneur autant que possible, malgré mon péché, malgré ma pauvreté, malgré ma finitude», ajoute-t-il.

Le prêtre se réjouit en outre de l’accueil et des enseignements de la parole de Dieu qu’il a dispensés, avec ses collaborateurs, aux 40 000 marins qui débarquent chaque année à Dakar.

Espérance
Le père Buirette a vécu dix ans au Sénégal, dans la diversité des ministères. Il est notamment marqué par «le souvenir de la mise en œuvre de la venue des reliques de Sainte Thérèse qui parcourt le monde», mais aussi par cette jeunesse pleine d’espérance avec «son bouillonnement d’idées, sa volonté et son ardeur».

À ses yeux, les chrétiens devraient se former «non seulement pour leur propre vie spirituelle, mais aussi pour évangéliser au cœur de leurs entreprises, parler du Christ de manière explicite, avec délicatesse mais sans ambages à leurs frères musulmans».

Le missionnaire compte bien, dès son arrivée en France, raconter à son évêque et à son vicaire général «tous les incroyables et magnifiques dynamismes au Sénégal».

La canonisation du bienheureux Daniel Brothier dans deux ans tient aussi à cœur au père Buirette. Ayant été curé de la paroisse natale du bienheureux Brothier, il estime également que ce sera un événement pour le Sénégal: Daniel Brothier est l’un des bâtisseurs de la cathédrale de Dakar.
Charles Senghor, à Dakar

Source: africa.la-croix.com

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