EGYPTE

EGYPTE - Chercheurs d’al-Azhar et représentants des églises unis
pour affronter les nouvelles fragilités de la famille

Le Caire (Agence Fides) – La Maison de la Famille égyptienne – organisme de liaison interreligieux activé depuis plusieurs années pour prévenir et limiter les confrontations sectaires – a promu du 24 au 26 juin au Caire un cours de formation portant sur les urgences actuelles affrontées par les familles chrétiennes. Parmi les intervenants et les auditeurs, se trouvaient des chercheurs de l’Université sunnite d’al-Azhar et des membres du clergé de différentes confessions chrétiennes présentes en Egypte. Au sein des groupes de travail ont été prises en considération les différentes causes de l’affaiblissement des liens familiaux, y compris le manque de la figure paternelle et la dépendance croissante vis-à-vis des moyens de communication numériques qui touche non seulement enfants et adolescents mais aussi les adultes.

Au cours des travaux – indique le site Internet égyptien Copts Today – les intervenants ont également défini les pratiques et les méthodes les plus utiles à sauvegarder la solidité des relations familiales de sorte que la famille soit reconnue et perçue par tous comme une réalité indispensable pour faire murir des personnalités libres et responsables, en mesure d’offrir des contributions positives également en ce qui concerne la coexistence sociale et la vie civile de la nation.

En janvier 2017 (voir Fides 27/01/2017), le Président égyptien en personne, Abdel Fattah al Sisi, avait souligné l’urgence de lutter contre la pratique de ce qu’il est convenu d’appeler le divorce oral, au travers duquel les musulmans peuvent rompre le pacte nuptial avec leurs épouses sur la base d’une simple déclaration verbale. Dans ce cadre, le Chef de l’Etat avait fait référence aux données du Bureau national de la statistique selon lequel quelques 40% des 900.000 mariages enregistrés chaque année en Egypte s’achèvent par un divorce dans les cinq ans. Dans son intervention, il avait avancé la proposition de ne considérer comme légal qu’un divorce intervenant en présence d’un représentant religieux autorisé par le gouvernement à sanctionner tant les mariages que les divorces. De cette manière, avait-il indiqué, serait évitée la vague d’interruption de liens matrimoniaux sur la base notamment de simples discussions nées pour des raisons futiles.

Source : fides.org

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