Sénégal

Au Sénégal, des femmes catholiques formées à l’autonomie financière

L’association catholique « Foi et Lumière-développement » a initié des formations pour les femmes catholiques dans le domaine de l’entreprenariat et de la microfinance. La première a eu lieu le 18 juin.

Plus d’une soixantaine de femmes catholiques ont été formées, le 18 juin, à l’autonomie financière et entrepreneuriale par le groupement d’intérêt économique « Foi et Lumière-développement ». Cet organisme est un démembrement de la fraternité catholique « Foi et Lumière » basée à la paroisse Saint-Pierre des Baobabs, à Dakar.

Le projet a été lancé à la demande de nombreux membres, de la fraternité catholique qui « veulent vivre leur foi au quotidien dans leur lieu de travail ».

« La foi embrasse le corps, l’âme et l’esprit ; et la spiritualité devant être incarnée, nous estimons que l’Église a sa partition à jouer dans le concert des nations », a expliqué Jean-Marc Oulaï, président de la structure, par ailleurs, expert financier et enseignant-chercheur. « Après de nombreuses demandes de nos membres, nous avons décidé de mettre en place cette structure non seulement pour aider les femmes à concevoir des projets de développement, mais encore pour guider celles qui ont déjà des entreprises sans véritables outils de les développer. »

Réseau d’entraide
L’association veut, en outre, à travers cette initiative, s’inscrire dans la vision de l’Église dont le pape François a rappelé, lors de son discours à la FAO, qu’elle œuvre « pour le développement de tout homme et de tout l’homme ».
Les femmes qui bénéficieront de cette formation, seront, mises en relation avec des organismes de financement et de microfinance. L’ambition est de les organiser autour « d’un réseau d’entraide ». « Par exemple, si une femme membre de ce réseau a un événement à organiser, elle peut recourir au service d’une autre membre qui est dans l’art culinaire », explique Oulaï.

Dans la même logique, la structure compte mettre en place « un système d’économie villageoise où les femmes pourraient avoir une caisse solidaire, avec un modèle gagnant-gagnant ».

Charles Senghor, à Dakar

africa.la-croix.com

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