Ouganda

En Ouganda, le cri du cœur d’un évêque pour la scolarisation des enfants

Mgr Sanctus Lino Wanok, évêque du diocèse de Lira, invite les chrétiens à soutenir les enfants déscolarisés à cause des violences des rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Mgr Sanctus Lino Wanok, évêque du diocèse de Lira, dans le nord de l’Ouganda, et président de la Commission chargée de l’éducation au sein de la conférence épiscopale souhaite que les chrétiens s’investissent davantage dans l’éducation des enfants.

« L’éducation est une entreprise coûteuse surtout pour les familles défavorisées », rappelle-t-il. « Le gouvernement, ainsi que les organisations de la société civile et plus particulièrement l’Église se doivent tous de trouver des moyens de soutenir leur éducation ».

Dans le nord de l’Ouganda, depuis plus de 30 ans, les violences perpétrées par les rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) – une organisation qui se déclare chrétienne et qualifiée de terroriste par les États-Unis – ont obligé de nombreuses familles à se déplacer et leurs enfants à quitter l’école.

L’Armée de résistance du Seigneur est un mouvement insurrectionnel qui s’oppose au pouvoir du président Yoweri Museveni depuis 1988. Elle exige un régime « fondé sur les dix commandements » de la Bible. Classée parmi les organisations terroristes, elle sévit aussi en Centrafrique, en RD-Congo et au Soudan du Sud.

Créer des écoles professionnelles
Pour l’évêque de Lira, il est important que les chrétiens mettent de côté leurs différences et unissent leurs efforts pour assurer un avenir à ces enfants. Mgr Sanctus Lino Wanok a donné l’exemple de son diocèse où il a constaté, depuis son installation le 9 février, que de nombreux enfants ont manqué d’éducation scolaire. Certains apprennent des métiers, d’autres sont désœuvrés.

« L’avènement des écoles professionnelles et d’autres initiatives devrait être un effort pour toucher les enfants qui ont un réel besoin de formation, leur enseigner des compétences pratiques qui leur permettent de gagner leur vie », a-t-il insisté.

Réfléchissant sur les conséquences du conflit dans la région, il a estimé que cette zone est devenue un « camp de personnes déplacées », et a appelé tous les Ougandais à considérer l’éducation comme le pilier de l’évangélisation des populations.

Lucie Sarr

Source : africa.la-croix.com

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