Sénégal

Au Sénégal, des Journées mondiales de la Jeunesse centrées sur l’emploi des jeunes

À l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse catholique du Sénégal, organisées à la cité religieuse de Popenguine, dans l’Ouest, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a appelé à des métiers adaptés pour les jeunes.

La ville de Popenguine, dans l’Ouest du Sénégal, qui abrite le plus grand sanctuaire catholique du pays a accueilli, du 5 au 7 avril, la 34e édition des Journées mondiales (JMJ) de la jeunesse catholique du Sénégal. Cet événement a lieu tous les cinq ans et rassemble les jeunes catholiques de tous les diocèses, mais également des délégations d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée-Conakry, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Mali.

Au cours de l’homélie de la messe qu’il présidait, dimanche 7 avril, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, est revenu sur le phénomène des migrations clandestines, plaidant en faveur des jeunes pour une formation qui s’adapte aux besoins et réalités.

« Travaillons ensemble à leur épargner les souffrances inimaginables de la migration clandestine, et ceci en nous y investissant pour mieux assurer leur avenir chez nous par un système scolaire encore plus rigoureux et moins perturbé, avec des programmes diversifiés et performants », a proposé Mgr Ndiaye. Pour lui, les jeunes doivent aussi bénéficier de filières de formation qui mettent en valeur leur savoir-faire pratique dans des métiers adaptés à aux réalités locales. « Consolez mon peuple, dit votre Dieu. Que cet appel divin nous mobilise au service de notre jeunesse pour son bien, pour celui de nos pays, de nos familles de nos communautés », a-t-il insisté.

Forum de l’entreprenariat
Pour ces JMJ, le diocèse de Dakar a initié, pour la première fois, un forum pour l’entreprenariat des jeunes catholiques, avec la participation de structures nationales comme la Délégation à l’entreprenariat rapide (DER), l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), entre autres. À travers cette démarche, l’Église catholique sénégalaise veut faire émerger des initiatives économiques portées par les jeunes dans le but d’amener les porteurs d’initiatives économiques à structurer leurs projets et à les faire connaître.

L’évêque de Kaolack (centre) Martin Boucar Tine, saluant cette initiative, a estimé qu’elle permettra aux jeunes de « savoir entreprendre, de ne pas toujours attendre que cela vous tombe du ciel ou de quelqu’un ». Pour lui, l’Église est tenue de s’investir dans la question humaine, « étroitement liée à la question divine ».

« L’Église ne peut et ne pourrait jamais se focaliser et se cantonner à un niveau spirituel et oublier la question sociale. Les deux vont ensemble parce que depuis que Dieu a décidé de faire sa demeure au milieu de nous, nous sommes intrinsèquement liés à la question divine. La question divine et la question humaine sont inséparables », a affirmé Mgr Martin Boucar Tine, au cours d’un enseignement dispensé aux jeunes.

Une initiative saluée par les jeunes
Les initiatives entreprises au cours de ces journées dédiées aux jeunes catholiques ont été particulièrement appréciées par les principaux concernés. Raïcha Tabar, une étudiante de son état, soutient qu’elles permettront aux jeunes « de connaître de l’emploi et de savoir s’orienter au moment opportun ».

Richard Ndecky, pour sa part, estime que ce forum « est venu à point nommé ». Car, la logique voudrait que les jeunes soient leurs propres entrepreneurs pour assurer leur avenir. « Aujourd’hui, que l’Église se lève pour nous présenter cette plate-forme, nous l’accueillons positivement car de nombreux jeunes sont là, avec des idées pertinentes, mais sans la bonne information pour aller dans la bonne direction. »

Charles Senghor (à Dakar)

Source : africa.la-croix

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