Nigeria


UN PRÊTRE ENLEVÉ À KADUNA SUD


La Conférence des Evêques du Togo encourage à la professionnalisation des prêtres/Charles Ayetan/LCA/Illustration

Le père Joseph Aketeh, en mission à la paroisse saint Jean de Kudenda (Kaduna), a été enlevé mardi 8 mars alors qu’il se trouvait dans son presbytère. Les individus armés ont tué le gardien, rapportent plusieurs médias locaux.

Des individus armés ont enlevé, mardi 8 mars, à l’intérieur de son presbytère, le père Joseph Aketeh, en service à la paroisse saint John à Kudenda, dans la zone de gouvernement local de Kaduna Sud. L’attaque, qui s’est produite aux premières heures de la journée, a également coûté la vie à l’agent de sécurité, rapporte plusieurs médias locaux qui présentent ces individus armés comme des terroristes. Il y a un mois dans le même État de Kaduna, des individus armés avaient enlevé le père Joseph Shekari de la paroisse Sainte Monica, avant de le libérer deux jours plus tard, mardi 8 février.

Enlèvements récurrents

Les enlèvements sont en effet fréquents dans la région du centre-nord du Nigeria en proie à des attaques terroristes de Boko Haram et également livré aux violences de groupes armés qui enlèvent des civils en échange de rançons.

Ainsi, à Kafanchan, l’on est toujours sans nouvelles des trois séminaristes enlevés en octobre 2021. Les faits s’étaient déroulés le 11 octobre, à 19 h 26, dans la chapelle du Grand séminaire diocésain Christ-Roi de Kafanchan. Trois séminaristes ont été enlevés et six autres blessés à divers degrés au cours d’une attaque perpétrée par des individus non identifiés.

Un peu plus tôt, toujours dans le même diocèse, le père Luka Benson Yakusak, a été enlevé le 13 septembre et libéré 24 heures plus tard. Un peu plus loin, dans le nord-est du Nigeria, le père Elijah Juma Wada, prêtre du diocèse de Maiduguri a été enlevé le 30 juin 2021 mais a heureusement réussi à échapper à ses ravisseurs le 8 juin.

Insécurité

Au-delà du nord, les enlèvements de prêtres et religieux sont enregistrés dans l’ensemble du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique qui, en 2015, selon l’institut américain Pew Research Center, comptait 50 % de musulmans contre 48,1 % de chrétiens. L’Église catholique qui a plusieurs fois dénoncé l’insécurité avait appelé par deux fois en 2018, à la démission du président Muhammadu Buhari.

Deux ans plus tard, le 1er mars 2020, les catholiques nigérians avaient marché, tout de noir vêtu, pour dénoncer l’insécurité, les attaques antichrétiennes et les enlèvements de consacrés et laïcs. À cette occasion, marchant à leur tête en compagnie d’évêques, de prêtres et religieuses, l’archevêque de Benin-City et président de la Conférence épiscopale du Nigeria, Mgr Augustine Akubeze, avait expliqué que le but de la manifestation est de dénoncer « le niveau élevé d’insécurité dans chaque partie du Nigeria ».

La Croix Africa

Source: africa.la-croix

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