Cameroon

 
LE 8 MARS À SANGMELIMA

2022.03.07 Les Dames apostoliques de Sangmelima
 Les Dames apostoliques de Sangmelima 
Pour le 8 mars 2022, journée internationale des droits des femmes, les Dames apostoliques de la cathédrale Saint Joseph du diocèse de Sangmelima appellent à une grande mobilisation en faveur de la promotion de la dignité de la femme du Sud-Cameroun. Elles ont lancé cet appel le dimanche 6 mars à l’occasion d’une rencontre sportive qui inaugure une série d’activités autour de la journée de la femme. 
 Christian Kombe, SJ (avec Paule Valérie Mendogo) – Cité du Vatican

Les femmes de la cathédrale Saint Joseph du diocèse de Sangmelima se sont réunies dimanche 6 mars pour un match de football au stade du collège de l’Immaculée Conception à Sangmelima. Cette rencontre a été pour elles l’occasion de lancer une grande mobilisation en faveur de la promotion de la dignité de la femme du Sud-Cameroun; un thème qu’elles comptent exploiter pour le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

C’est la femme qui porte la famille

Pour ces fidèles catholiques appartenant au mouvement des «Dames apostoliques », association d’apostolat pour les femmes au service de l’Église et de la société, les femmes doivent prendre conscience de leur rôle inestimable aussi bien dans l’Église que dans la société du Sud-Cameroun. «En tant que chrétiennes et Dames apostoliques, nous avons des choses que nous devons réaliser dans l’Église (…) C’est la femme qui porte toute la famille, y compris le mari et même les petits enfants», affirme Henriette Mendana Amougou. Un avis que partage également Marthe Juliette Mendogo, responsable paroissiale des Dames apostoliques de la cathédrale Saint Joseph de Sangmelima :«La femme du Sud-Cameroun est la principale pourvoyeuse de soins dans son foyer. Elle travaille dur quotidiennement, afin de subvenir aux besoins de sa famille».

Restaurer la dignité des femmes

Cependant, au-delà de la reconnaissance de la contribution des femmes dans tous les secteurs de la vie sociale et ecclésiale, beaucoup reste à faire. Les Dames apostoliques de Sangmelima en sont bien conscientes.  «La majorité des femmes du Sud s’épuisent à longueur de journée dans des travaux champêtres, le commerce, la maternité et les travaux managers. Malgré cela, elles ne reçoivent pas encore tout le respect, l’accompagnement et la considération qui leur sont dus», reconnaît Mme Mendogo. La responsable des Dames apostoliques de la cathédrale de Sangmelima souhaite que les femmes du Sud-Cameroun s’accordent parfois des moments de détente et de repos, afin de refaire leurs forces, de mieux accomplir leurs lourdes charges et de consacrer du temps au service de l'Église.

L’épuisement des femmes est un problème sérieux dans cette partie du pays. Le travail des femmes vire parfois à une exploitation qui ne dit pas son nom. Pour la révérende sœur Patrice Ndjesse, «La femme du Sud-Cameroun est débordée de travailElle a donc besoin de s’unir à d’autres femmes pour booster la production locale». Mais les hommes ont également leur rôle à jouer. Ils ne doivent pas abandonner toutes les tâches ménagères aux femmes, mais plutôt alléger les charges de ces dernières dans les foyers, estime la religieuse.   

Autonomie financière

Le manque d’autonomie financière constitue un autre défi. Il rend beaucoup des femmes dépendantes et incapables de se défendre face à certaines formes d’exploitation. «Il nous faut des moyens», plaide Mme Mendana Amougou. La quête d’une stabilité financière et matérielle pour la femme du Sud-Cameroun constitue donc un thème important des réflexions que les femmes catholiques de Sangmelima ont enclenché dans l’optique de la journée internationale pour les droits des femmes.

«Il y a des plateformes de discussion, d’enseignement, de formation permanente, des conférences, des retraites spirituelles, pour davantage éduquer et faire prendre conscience aux femmes des enjeux du monde aujourd’hui, et beaucoup plus, l’autonomie financière», confie l’abbé Axel Michel Ndongo, diacre à la cathédrale Saint Joseph de Sangmelima. C’est lui qui supervise les activités paroissiales programmées à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. «Ici à la cathédrale il y a beaucoup d’activités que nous menons au niveau de l’agropastoral, du savoir faire (la fabrication du savon, l’accompagnement des jeunes, etc.). Tout cela contribue à promouvoir la dignité des femmes de valeur, des femmes dynamiques, qui s’adonnent au travail et à la prière, pour une Église debout».

Tout en poursuivant ces activités, la cathédrale prévoit au cours de la semaine des échanges ainsi qu’une soirée récréative en compagnie du recteur de la cathédrale Saint Joseph de Sangmelima et vicaire général du diocèse, Monseigneur Georges Eko Nkoumou, sous la bénédiction paternelle de l’ordinaire du lieu, Monseigneur Christophe Zoa.

Source : vaticannews

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