Burkina Faso


LE DIOCÈSE DE KOUDOUGOU S’INVESTI DANS LA PASTORALE DE LA SANTÉ

L’abbé Nicolas Ouédraogo, directeur du centre médical du diocèse, président national de l’Association des structures sanitaires privées catholiques du Burkina Faso
L’abbé Nicolas Ouédraogo, directeur du centre médical du diocèse, président national de l’Association des structures sanitaires privées catholiques du Burkina Faso 

Dans le souci d’offrir une meilleure prise en charge sanitaire à toutes les couches de la population, sans distinction aucune, Mgr Joachim Ouédraogo, évêque de Koudougou et l’abbé Nicolas Ouédraogo, responsable diocésain de la pastorale de la santé, ont fait le déplacement de l’Italie pour rencontrer quelques partenaires.


Stanislas Kambashi,SJ – Cité du Vatican

L’abbé Nicolas Ouédraogo exerce son ministère sacerdotal auprès des malades à travers la pastorale de la santé du diocèse de Koudougou. Il est directeur du centre médical du diocèse, président national de l’Association des structures sanitaires privées catholiques du Burkina, qui rassemble 115 centres de santé installés à travers les 15 diocèse du Faso : dans les villages, les villes, les zones éloignées pour accompagner les populations en matière de santé sans distinction aucune.

Des structures sanitaires en grand nombre, qui offrent des soins à tous, sans discrimination

Ces centres de santé couvrent différentes spécialités : on compte des hôpitaux, des Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), des Centre Médicaux/Centre Médicaux avec antennes chirurgicales, des Centres de réhabilitation et de réadaptation fonctionnelles, des centres pour handicapés, des Centres de Récupération Nutritionnel (CREN), etc.

Recherche des partenariats pour faire mieux

Dans le souci d’amélioration et de s’ouvrir à d’autres expériences, et compte tenu du visage universel de l’Église, une ouverture à des partenariats s’avère nécessaire, pour ne pas travailler en vase clos. C’est dans ce cadre que l’abbé Nicolas Ouédraogo a fait le déplacement de Rome, ensemble avec son évêque, Monseigneur Joachim Ouédraogo, « pour rencontrer des partenaires et nous ouvrir à des possibilités de nouveaux partenariats en vue du partage d’expériences et voir comment ces partenaires, forts de leurs acquis peuvent nous apporter un appui en matière de santé, à travers la construction de centres de santé, l’acquisition d’équipements et matériel médico-techniques, des missions de santé et aussi la formation de nos agents de santé ».

Dans la capitale italienne l’évêque de Koudougou et l’abbé Ouédraogo ont eu plusieurs rencontres, notamment avec la conférence épiscopale italienne, la fondation Fias, la FAO, Mancini Group, le Prince Caracciolo, qui a une fondation d’aide à l’enfance en Afrique. Le diocèse de Milan est aussi un nouveau partenaire et collaborateur sur qui compte le diocèse de Koudougou.

Les défis de la pastorale de la santé à Koudogou

Grand partenaire, le diocèse de Koudougou travaille en collaboration avec le ministère de la santé du Burkina Faso pour relever les défis en matière de santé en faveur des populations, avec une attention particulière envers les personnes vulnérables et démunies. L’abbé Ouédraogo a ainsi indiqué que « les défis du diocèse de Koudougou en matière de santé sont donc ceux définis par le ministère de la santé du Burkina Faso, en lien avec les besoins sur le terrain, les besoins réels de nos populations ». Il a toutefois relevé que les défis sont nombreux pour la pastorale de la santé dans son diocèse, dont les problèmes prioritaires sont, entre autres : « les défis de répondre à la demande forte en santé par la population ; les défis de la santé maternelle et infantile ; les défis de la santé de la personne âgée ; les défis de la santé des personnes déplacées internes ; les défis de formation pour les agents de santé ».

Relever les défis par un accès aux soins de qualité pour tous

Le diocèse de Koudougou veut continuer à relever les défis ci-haut mentionnés en rendant plus accessibles les services de santé et les soins aux populations, « d’une manière qualitative et quantitative ». Cette ouverture, a souligné l’abbé Ouédraogo, concernera toutes les couches sociales, sans exception et sans parti pris.

« Le diocèse travaille déjà en partenariat avec les autorités locales, régionales et avec le ministère de la santé, en mettant des centres de santé dans les villages, les zones reculées où l’accès aux soins est souvent difficile, et aussi dans les villes où le besoin en santé par les populations est réel. Nous avons déjà un centre de santé dans la ville de Koudougou créée en 2015, à l’occasion de l’année de la miséricorde. Mais ce centre ne peut satisfaire seul à la demande en santé par la population qui fait confiance aux structures de santé catholiques, à cause certainement de la qualité des soins, du bon accueil, du coût social des soins, et de l’humanisation et humanité de ces structures », a déclaré l’abbé Ouédraogo, qui a en outre fait savoir que le diocèse implique les fidèles chrétiens et l’ensemble des populations bénéficiaires dans les activités de la pastorale de la santé. « Nous voudrions aussi avec l’appui de nos amis et partenaires ici en Italie ou dans d’autres pays pouvoir faire mieux », a-t-il lancé.

Des projets d’avenir

Avec tous les défis auxquels il fait face, le diocèse de Koudougou a plusieurs projets d’avenir en matière de santé. L’abbé Ouédraogo a cité notamment :

Le renforcement de ce qui existe déjà : le centre de santé du diocèse existant déjà a besoin de maternité et de bloc opératoire ainsi que de salles d’hospitalisation et d’équipement et radiologie

  • La construction et l’équipement d’un centre hospitalier à Koudougou (les plans et devis sont déjà prêts)
  • La construction et l’équipement d’une maison de retraite pour les prêtres âgées et les autres personnes âgées
  • La mise en place d’un centre de formation en kinésithérapie
  • La mise en place d’une école de formation en humanisation sanitaire

Source:  vaticannews

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