Benin

Après les violences post-électorales au Bénin, les évêques proposent leur médiation

Deux semaines après leur message « La paix, une fleur fragile », les évêques béninois ont de nouveau publié une déclaration, vendredi 3 mai.

Ce texte veut contribuer à l’apaisement après les violences post-électorales qui ont secoué le pays au lendemain des élections législatives du 28 avril.

Vendredi 3 mai, deux jours après les violences post-électorales qui ont secoué le Bénin, les évêques ont tenu un point presse en marge duquel ils ont publié un message de paix.

Le texte rendu public par Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo et secrétaire général de la Conférence épiscopale du Bénin (CEB), s’intitule « Halte à la violence: préservons la paix et l’unité nationale ».

Dans leur message, les évêques béninois se disent très préoccupés par la situation actuelle du pays pourtant connu pour son exemplarité démocratique et son climat de paix. « L’atmosphère délétère dans laquelle se sont déroulées les élections législatives du 28 avril, les incidents et la violence qui ont émaillé par endroits le scrutin, la faible participation de la population et les inimaginables scènes de violence du 1er mai à Cotonou avec leur lot de victimes nous préoccupent à un haut point », reconnaissent-ils.

Une condamnation des violences et un appel au dialogue
La publication des résultats des élections législatives, mercredi 1er mai, par la Commission électorale nationale (Céna) et leur confirmation le 2 mai par la Cour constitutionnelle ont plongé le pays dans la violence. Des échauffourées ont eu lieu à Cotonou et dans d’autres villes faisant au moins 2 morts.

Ces élections se sont déroulées dans un climat tendu. Seuls les dossiers de deux partis proches du président de la République Patrice Talon ont été acceptés par la Commission électorale. Le scrutin, qui a eu lieu sans les partis d’opposition, a été marqué par une très forte abstention, avoisinant 75 %.

La conférence épiscopale exprime sa compassion et sa proximité spirituelle aux victimes des violences et appelle « les uns et les autres à s’abstenir de recourir à la violence dans la situation que traverse actuellement le pays ». Elle exhorte par ailleurs les leaders politiques au dialogue et rappelle sa disponibilité à assurer la médiation en vue d’une sortie de crise avant d’appeler à la prière.

Juste Hlannon, à Cotonou

Source : africa.la-croix

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