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DENIS MUKWEGE, MEMBRE DU CONSEIL SCIENTIFIQUE DE L’OMS

Docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix/ Vatican news

Le Conseil scientifique de l’OMS a été créé en avril 2021 par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il est constitué de 9 membres dont un responsable religieux, le docteur Denis Mukwege, pasteur, gynécologue et prix Nobel de la paix en 2018.

Parmi les neufs éminents scientifiques qui constituent, depuis avril 2021, le Conseil scientifique de l’OMS, l’un se démarque particulièrement : le pasteur Denis Mukwege, gynécologue, prix Nobel de la paix 2018, considéré comme l’une des personnalités les plus influentes d’Afrique.

Le Conseil scientifique de l’OMS a pour mission de conseiller le directeur général de l’OMS sur les questions scientifiques hautement prioritaires et les progrès de la science et de la technologie qui pourraient avoir un impact direct sur la santé mondiale.

En dehors du pasteur Denis Mukwege, 8 autres experts y siègent. Il s’agit du professeur Harold Varmus, lauréat du prix Nobel de médecine en 1989, du Dr Salim Abdool Karim, directeur du centre pour le programme de recherche sur le sida en Afrique du Sud, Dr Edith Heard, directrice générale du laboratoire européen de biologie moléculaire, Adeeba Kamarulzaman, professeur de médecine et de maladies infectieuses, Dr Mary-Claire King, professeure de sciences du génome et directrice associée, Abla Mehio Sibai, professeure d’épidémiologie, faculté des sciences de la santé, université américaine de Beyrouth, Dr Bill Pape, et Dr Yongyuth Yuthavong.

Pasteur et gynécologue

En 2018, Denis Mukwege, connu pour son combat contre les viols et les mutilations génitales faites aux femmes, a été élu prix Nobel de la paix avec Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de Daesh en Irak. Il a été, la même année, élu homme le plus influent du continent africain par l’hebdomadaire Jeune Afrique.

Profondément croyant, pasteur et fils de pasteur évangélique, Mukwege a construit en 1998, sous l’égide de la Communauté des Églises de Pentecôte en Afrique centrale (Cepac), l’hôpital de Panzi à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu. La structure a, à l’origine, été créée pour permettre aux femmes d’accoucher dans de bonnes conditions. Mais elle s’est rapidement spécialisée dans le traitement des survivantes de la violence, dont une majorité de victimes d’abus sexuels. Les mutilations subies par certaines d’entre elles ont obligé le docteur Mukwege à se spécialiser dans leur prise en charge médicale psychologique, économique et juridique. Cet engagement lui a valu le surnom de « l’homme qui répare les femmes ».

Défenseur des droits des femmes

Le gynécologue rappelle que «ces femmes n’auraient pas eu besoin de tout le soin » qu’il leur prodigue et que lui-même n’aurait pas eu un tel surnom si elles n’avaient pas subi de graves préjudices. Pour Denis Mukwege, les violences faites aux femmes naissent de leur « infériorisation ». « On entre dans le processus même de sa destruction en oubliant complètement qu’elle [la femme] est égale à nous et qu’elle est notre vis-à-vis et que Dieu l’a créée à son image », insiste-t-il.

Lucie Sarr

Source: africa.la-croix

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