BIBLICAL PERSONS


JÉSUS DE NAZARETH, L’HOMME QUI A CHANGÉ LE DESTIN DE L’HUMANITÉ 

PERSONNAGES BIBLIQUES. Le père Alexandre Kabera est prêtre du diocèse de Kigali au Rwanda et bibliste. En mission au Canada, il est membre de l’Association catholique des études bibliques au Canada (Acebac), et auxiliaire à l’enseignement à l’Université Laval au Québec. Il collabore également aux Œuvres Pontificales du Canada francophone. Dans ce texte, il présente Jésus.

Le nom de Jésus, en grec Iēsoûs, vient de Yehoshua ou Yeshua qui signie «Sauveur ». Yehoshua est un nom théophore qui signie: «Dieu (YHWH) sauve». Dans le Nouveau Testament, Jésus est qualié plusieurs fois en grec de Nazōraîos, «Nazôréen». Ce nom servira par la suite à désigner un courant juif en Palestine qui croit en la messianité de Jésus.

Jésus est un juif, né à Bethlehem en Judée, sous le règne du roi Hérode. Il a grandi dans le village de Nazareth dans la région de Galilée, dans l’ancienne Palestine. Son père «ofciel » s’appelait Joseph, il était charpentier et issus de la maison de David.

Sa mère Marie, était lle de Joachim et Anne. Après 30 ans de vie discrète à Nazareth, il entreprend une vie publique durant trois ans. Elle débute avec le baptême par Jean le Baptiste dans le Jourdain. Il parcourt villages et cités en enseignant et en accomplissant des miracles.

Miracles

Jésus se fait connaître localement, dans un premier temps comme guérisseur thaumaturge. Il présente les miracles comme une anticipation de l’accès au bonheur éternel auquel a droit chaque humain, y compris les plus pauvres. Ils sont les signes de l’avènement du règne de Dieu sur terre.

Les textes du Nouveau Testament révèlent à cet égard un comportement général de Jésus fait de bienveillance, tourné vers les gens, particulièrement ceux plongés dans une situation personnelle ou sociale méprisée et difcile: les femmes, plus particulièrement les veuves ; les malades, les lépreux, les étrangers, les pécheurs publics ou les collecteurs de l’impôt romain.

Condamnation, mort et résurrection

Jésus est condamné par Ponce Pilate, le procurateur romain en Judée, et est crucié sur le mont Golgotha, en dehors de la ville de Jérusalem. Un événement qui marque le tournant de sa vie et de celle de ses disciples. En effet, trois jours après sa mort, ses disciples témoignent que leur Maître est vivant, qu’il est ressuscité d’entre les morts.

Ils commencent alors à l’adorer comme leur Seigneur. Les textes des évangiles sont les témoignages de la vie de Jésus de Nazareth, mort et ressuscité, adoré comme le Seigneur Jésus-Christ dans les diverses communautés.

Dans l’Évangile selon Matthieu, Jésus est le nouveau Moïse dont la loi nouvelle est celle de l’amour. Marc insiste sur la liation de Jésus avec Dieu le Père. Selon Luc, en Jésus, Dieu est bonté et miséricorde. Quant à l’Évangile de Jean, Dieu est amour à travers l’œuvre de Jésus. Les lettres de saint Paul de Tarse servirent à édier des communautés chrétiennes dans la foi au Christ mort et ressuscité en dehors des cercles judéochrétiens.

Il importe de souligner un témoignage important en dehors des textes bibliques sur Jésus. Pline le Jeune (61 – 114), écrivain latin et gouverneur de la Bithynie (au nord-ouest de la Turquie) en 112, dans une lettre adressée à l’empereur Trajan écrivait : « [Ceux qui disaient qu’ils étaient chrétiens] afrmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s’était bornée à avoir l’habitude de se réunir à jour fixe, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu». Les témoignages non bibliques appuient scientiquement l’existence de Jésus.

Dans un document du deuxième siècle, la lettre à Diognète sur l’identité des chrétiens, il est écrit : «Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les coutumes ; ils habitent les cités grecques et les cités barbares suivant le destin de chacun. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère. Ils sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde». À cette époque, les chrétiens étaient un nouveau groupe social et religieux qui attirait l’attention des autorités de l’époque.

Aujourd’hui, la foi en Jésus-Christ reste un dé. Les hommes et les femmes du monde sont en quête de l’absolu. Ils recherchent la solution à leurs nombreux problèmes. Le saint pape Jean-Paul II disait qu’il n’y a que le Christ qui peut étancher la soif de l’homme aujourd’hui. Beaucoup de sectes et de groupements religieux proposent des remèdes miracles devant l’angoisse de notre époque. «L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins, afrmait le pape Paul VI. Dans un tel contexte, on comprend l’importance d’une vie qui résonne vraiment de l’Évangile! ».

Jésus de Nazareth a marqué l’histoire de l’humanité. Pour ceux et celles qui croient en Lui, le Seigneur Jésus est source de joie et de paix. Par la foi en Lui, les humains retrouvent une vie nouvelle.

Père Alexandre Kabera

Source: africa.la-croix

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