TOGO


QUEL RÔLE POUR LES FEMMES DANS L’ÉGLISE CATHOLIQUE ?


Les femmes catholiques du Togo se mobilisent. Crédit: Charles Ayetan.

Dans les diocèses du Togo, les femmes sont très actives et rendent de nombreux services. Mais occupent-elles assez de postes de responsabilité ? La Croix Africa a mené l’enquête.

Au Togo, les femmes sont très présentes dans les églises. Elles manifestent leur foi par leur ferveur lors des célébrations liturgiques et par l’ardeur avec laquelle elles rendent de nombreux services dans les institutions ecclésiales. 

« Je ne suis pas pour l’ordination sacerdotale des femmes »

L’une des plus grandes responsabilités qu’une femme peut avoir dans une paroisse, aujourd’hui, est la vice-présidence du Conseil pastoral paroissial (CPP). C’est le cas dans les paroisses Saint-Esprit de Totsi, à Lomé, et Sainte-Rita de Koèroma, dans le diocèse d’Atakpamé, au nord de la capitale.

Marie-Thérèse Awousah est vice-présidente de la paroisse Saint-Esprit de Totsi et présidente nationale de l’Œuvre Kolping Togo, une association catholique dont le siège mondial est basé à Cologne, en Allemagne.Dans sa paroisse, plusieurs femmes sont présidentes d’associations, chorales, communautés chrétiennes catholiques de base.

Si elle se félicite du rôle grandissant de la femme dans l’Église catholique, Marie-Thérèse ne souhaite pas que le sacerdoce ministériel soit ouvert aux femmes. « Je ne suis pas pour l’ordination sacerdotale des femmes, affirme-t-elle. Jésus-Christ avait plusieurs disciples mais il n’a choisi aucune femme parmi ses douze apôtres. »

C’est aussi l’avis de plusieurs catholiques, comme Clemens et Louise, à Lomé, qui ne sont pas favorables à l’ordination de femmes prêtres et relèvent que « les religieuses par exemple jouent un rôle très important dans l’Église ».

« Les femmes font l’église »

Certaines sont moins catégoriques. « Des femmes prêtres, pourquoi pas Mais personnellement, ça ne me gêne pas et je pense que les femmes jouent déjà un grand rôle dans l’Église », remarque Esther, une chrétienne à Lomé.

Christine Vigninou est fidei custodes (ministre extraordinaire de l’eucharistie) depuis le 17 juin 2017, dans la paroisse Sainte-Rita de Koèroma. À ce titre, elle distribue les saintes hosties à l’Église pendant la messe ou à domicile et dans les hôpitaux aux personnes âgées et aux malades. « Malgré ma santé fragile, un jour après la messe matinale à Koèroma, le père curé Marc Agayi m’a appelé, à ma grande surprise, pour me proposer d’être fidei custodes », confie Christine, qui est instituée ministre extraordinaire de la communion après sa réponse favorable et une formation organisée par le diocèse.

Par ailleurs, l’équipe paroissiale de catéchèse est paritaire (quatre hommes et quatre femmes) et les femmes occupent les postes de vice-présidente du CPP, secrétaire et trésorière des conseils pastoraux, responsable de la commission liturgique. Le père Agayi indique que « les femmes peuvent assurer des célébrations de la parole et l’enterrement en l’absence du prêtre, ainsi que la préparation du baptême et du mariage ».

Charles Ayetan, à Lomé

Source: africa.la-croix

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