Egypt

En Égypte, le diocèse de Samalut célèbre les martyrs coptes de Libye

Du 1er au 16 février, le diocèse copte de Salamut, dans l’ouest de l’Égypte, organise des célébrations pour commémorer les martyrs coptes de Libye, assassinés il y a cinq ans. Une exposition de nouveaux objets et éléments sur l’histoire de ces martyrs sera inaugurée samedi 15 février.

Pour le 5e anniversaire de leur décès, les célébrations des 21 martyrs de Libye, décapités en février 2015, se déroulent principalement dans l’église et au musée dédiés aux martyrs situé dans le village d’Al-Our (ouest) à côté de la cathédrale construite par l’État égyptien pour conserver leurs restes.

Le diocèse copte-orthodoxe de Samalut (ouest) d’où sont originaires 13 d’entre-eux, organise depuis le 1er février, et ce jusqu’au 16 février, des célébrations en l’honneur de ces martyrs. Et à cette occasion, l’on se souvient encore des images diffusées par Daesh, où ils étaient agenouillés sur une plage devant des hommes cagoulés qui s’apprêtaient à les décapiter. Ces images d’une extrême violence avaient choqué et profondément ému le monde entier.

Les victimes de ce massacre – 20 Égyptiens coptes et un Ghanéen –, étaient des ouvriers sur un chantier de Syrte en Libye où ils ont été enlevés. Leurs dépouilles avaient été découvertes quelque temps après dans une fosse commune, près de Syrte, sur le littoral libyen, avant d’être rapatriées en Égypte le 14 mai dernier.
Une semaine après l’annonce de leur massacre, ces martyrs ont été canonisés par le patriarche copte Tawadros II et sont célébrés tous les 15 février, la date qui correspond au jour où Daech a diffusé la vidéo de leur décapitation.

Exposition
Au musée d’Al-Our, samedi 15 février, une exposition de nouveaux objets et éléments qui renseignent sur l’histoire des martyrs coptes de Libye avec des légendes, des panneaux illustratifs et des contributions audiovisuelles préparées en arabe, en anglais et en français, sera inaugurée.

Construit en leur mémoire et ouvert en juillet 2018, ce musée contient déjà des reliques dont les menottes qui entravaient les mains des martyrs pendant qu’ils étaient égorgés et ce qui reste de l’uniforme orange qu’ils portaient.

On y trouve également les monnaies trouvées dans les poches des corps martyrisés et leurs chaussures ainsi que des documents d’identité et les registres des activités accomplies au jour le jour par deux d’entre eux dans le cadre de leur travail.

La Croix Africa (avec Fides)

Source: africa.la-croix.com

Return to the list of news