ZAMBIE

Engagement des missionnaires en faveur de l’instruction et
d’opportunités professionnelles pour les handicapés

Lusaka (Agence Fides) – Assister les handicapés en Zambie signifie leur offrir un soutien physique et psychologique mais surtout les aider à surmonter la stigmatisation sociale dont ils font l’objet. Tels sont les objectifs de l’Association Pape Jean XXIII et des Sœurs missionnaires franciscaines d’Assise qui, en collaboration avec l’ONG CELIM, ont mis en place un projet concernant le monde du handicap. Le plan, dénommé Handicap (en anglais), vise à améliorer l’offre éducative en garantissant une instruction de qualité, des structures adéquates et des enseignants préparés et entend augmenter les possibilités de travail des handicapés en offrant une assistance sanitaire adaptée.

En Zambie, selon les données de l’OMS, deux millions de personnes sont handicapées soit environ 15% de la population totale. Les données mettent en évidence que de ce total, la majorité des handicapés est composée de femmes, avec une plus forte concentration dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Les lois de l’Etat en la matière sont limitées. Dans le pays, existe une norme, le Disability Act 2012, qui devrait aider les familles et les handicapés. Le manque de fonds fait cependant qu’elle est totalement inappliquée et que manquent donc les moyens, les infrastructures et la formation spécifique.

Depuis des années, les missionnaires catholiques offrent soins et assistance aux handicapés. En Zambie, comme dans une bonne part de l’Afrique, la stigmatisation frappant les handicapés est encore forte. Le handicap est vu comme le fruit d’une malédiction, une sorte de résultat de la sorcellerie. Par suite, les familles tendent à cacher leurs enfants handicapés. « Le zambien moyen – déclare à Fides Tommaso Sartori de CELIM – ne discrimine pas le handicapé. Il n’est souvent arrivé de voir des hommes et des femmes s’approcher des handicapés, leur parler, avoir avec eux un rapport serein. Ceci dit, au sein des familles, il existe encore un sens de honte, peut-être de malaise qui fait que l’on ne parle pas de handicap et que les personnes handicapées sont reléguées ».

L’effort fait pour améliorer les conditions de vie des handicapés est par suite indispensable mais il faut y ajouter un travail continuel de sensibilisation dans les milieux familiaux et communautaires afin de réduire les préjudices et autres discriminations qui pèsent encore sur ces personnes.

Pour surmonter cette situation, le projet prévoit une collaboration avec le Ministère de la Santé afin de réaliser des activités de sensibilisation y compris au travers de conférences. En outre, s’activent actuellement des rencontres dans différents quartiers par l’intermédiaire des Paroisses. L’objectif est de faire passer une image différente du handicap en promouvant l’idée selon laquelle le handicapé constitue une ressource pour toute la communauté et non pas une honte à cacher.

Les missionnaires sont allés au-delà- « Périodiquement – explique Tommaso Sartori – nous organisons des moments au cours desquels les handicapés rencontrent les jeunes des rues. Ce sont des journées au cours desquelles, entre jeux, activités sportives et récréatives, se rapprochent des réalités qui, pour divers motifs, sont exclues de la société. Il s’agit d’une manière sereine et amicale pour construire des ponts d’amitié et de compréhension réciproque ». Les jeunes se trouvent bien ensemble. « La récréation est un beau moment. Les jeunes s’intègrent naturellement parce qu’ils ne sentent pas le poids des différences que la société charge sur leurs épaules. Les enfants des rues démontrent une sensibilité unique. Ils voient les handicapés comme des personnes vulnérables desquelles il faut être proches » conclut Tommaso Sartori.

Source: fides.org

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