BURKINA FASO

Risque de diffusion de l’insécurité à tout le Sahel et violations
quotidiennes des droits fondamentaux sur zone

Ouagadougou (Agence Fides) – « Au Sahel les droits fondamentaux sont violés quotidiennement : le droit à la vie, à la liberté religieuse, à l’éducation, à la propriété, à la sécurité » dénoncent les Evêques du Burkina Faso, du Niger, du Ghana, du Mali et de Côte-d’Ivoire dans un communiqué publié au terme d’une réunion tenue à Ouagadougou sur la crise qui dévaste la région à cause de la violence perpétrée par des groupes armés djihadistes sévissant dans de vastes zones du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Ce dernier pays en particulier a enregistré de 2015 à ce jour plus de 700 morts et 500.000 évacués et réfugiés à cause des incursions des groupes armés.

« La détérioration sécuritaire au Sahel est très préoccupante. L’épicentre de l’insécurité était auparavant au Mali. Aujourd’hui, le Burkina Faso est désormais au cœur du conflit », a estimé mardi Patrick Youssef, directeur adjoint du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l’Afrique, lors d’une conférence de presse au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique dont le centre des travaux était occupé par le Sahel.

Les pays touchés jusqu’ici de manière marginale par le terrorisme djihadiste se sont également déclarés préoccupés par la situation que connaissent les Etats voisins. « Il ne faut jamais penser que la menace terroriste concerne les autres. Tous les pays du monde sont actuellement intéressés par cette menace. La Côte-d’Ivoire l’est donc elle aussi » a déclaré en marge du forum de Dakar le Ministre des Affaires étrangères ivoirien. On se souviendra que le pays a subi en mars 2016 une attaque terroriste à Grand Bassam.

La forte insécurité que connaissent de vastes zones du Burkina Faso n’a pas empêché l’ouverture le 18 novembre à Ouagadougou du IV° Congrès d’Afrique et de Madagascar sur la Divine Miséricorde. Le Congrès, présidé par S.Em. le Cardinal Philippe Nakellentuba Ouédraogo, Archevêque de Ouagadougou, s’achèvera le 24 novembre et est intitulé : « La Miséricorde divine, une grâce pour notre temps ».

Parmi les thèmes des interventions présentées au Congrès, plusieurs concernent des thèmes ayant un lien avec la crise de la zone, allant de la manipulation des conflits à l’exploitation, illégale et brutale, des ressources naturelles, en passant par les déviances du commerce international et par l’approfondissement du fossé entre riches et pauvres.

Source : fides.org

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