Côte d’Ivoire

Les Pères blancs clôturent le jubilé de leur 150 ans


Deux séminaristes missionnaires d'Afrique (pères blancs) à Abidjan à la messe de cloture des 150 ans de fondation de leur société de vie apostolique / Guy Aimé Eblotié

Fondée le 19 octobre 1868 à Alger, la Société des missionnaires d’Afrique (Pères blancs) a célébré pendant une année ses 150 ans d’existence.

En Côte d’Ivoire, les membres de cette société de vie apostolique qui ont clôturé les festivités, dimanche 10 novembre, en ont profité pour se faire connaître et susciter des vocations.

En célébrant pendant une année jubilaire le 150e anniversaire de sa fondation, la Société des missionnaires d’Afrique (Pères blancs) s’était fixée comme objectifs de se faire connaître et de susciter des vocations. «Nous avons réussi à nous faire connaître ici à Abidjan à travers des présentations dans quelques paroisses, des médias et à travers l’animation missionnaire», s’est réjoui le père François Xavier Bigeziki, le responsable de la fraternité Lavigerie en Côte d’Ivoire, dimanche 10 novembre, au terme de la messe de clôture des festivités présidée par le père Pierre-Claver Yessoh, vicaire général du diocèse d’Abidjan.

Le père Yessoh a encouragé les jeunes à s’engager sur le chemin du sacerdoce, et les familles à les soutenir. «C’est dans les familles que naissent les vocations, aussi faut-il exhorter vos enfants et les soutenir, a-t-il insisté. Quand un enfant ou un jeune dit qu’il veut consacrer sa vie au Seigneur, il faut créer un environnement et l’aider. Vous ne devez pas étouffer cette vocation.»

Pour le vicaire général d’Abidjan, il revient à la génération actuelle qui célèbre cette action de grâce, de maintenir la flamme allumée, il y a 150 ans à Alger par le cardinal Lavigerie. «Il ne faudra pas que cette célébration soit un feu de paille vite éteint. Il doit être le début d’une nouvelle Pentecôte qui nous ouvrira sur de nouveaux horizons pour répondre à l’appel du Seigneur», a encore plaidé le père Yessoh. Il a aussi prié pour que les missionnaires d’Afrique présents dans 41 pays à travers le monde, puissent trouver dans ces terres de missions «des frères, des sœurs, des familles pour les aider à vivre leur vocation et annoncer la parole de Dieu.»

La prestation des séminaristes missionnaires d’Afrique qui ont chanté la messe et l’histoire des martyrs de l’Ouganda évangélisés par les Pères blancs ont en outre retenu l’attention des plus jeunes.

1 200 membres, 36 nationalités
La Société des missionnaires d’Afrique a été créée le 19 octobre 1868 en Algérie par le cardinal Charles Lavigerie. Elle dispose de deux instituts (masculin et féminin) dont la mission spécifique était d’annoncer Jésus en Afrique. Au 1er janvier 2019, la société des missionnaires d’Afrique comptait 1 200 membres issus de 36 nationalités. Ces missionnaires sont en service dans 41 pays dont 22 en Afrique.

Reconnaissables par le rosaire qu’ils portent autour du cou sur leur soutane blanche, les pères blancs sont arrivés en 1978 à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. À Abobo, une commune populaire d’Abidjan qui abrite leur maison de formation, les 39 étudiants missionnaires de 14 nationalités ont organisé avec leurs formateurs diverses activités spirituelles et culturelles. «Cette année nous a permis de prendre conscience de notre vocation et notre mission dans l’Église, confie Vincent Somboro, séminariste malien en 3e année de théologie. Le fait de revenir à ce que les anciens ont fait nous encourage à poursuivre la mission.»

Guy Aimé Eblotié, à Abidjan

Source:africa.la-croix

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