DR Congo

 

COP27 : LES CONFESSIONS RELIGIEUSES CONGOLAISES
SOUHAITENT UNE « JUSTICE CLIMATIQUE »


Mgr Joseph Sebastien Muyengo plantant un arbre apres la presentation de son livre/ Junior Kitambala/LCA

Un mois avant la Cop27 qui doit se tenir en Égypte du 6 au 18 novembre, une cinquantaine de délégations venant du monde entier s’est réunie, Du 3 au 5 octobre, à Kinshasa (RDC) pour des échanges sur la préservation de la nature.
En marge de cette rencontre, les responsables religieux de RD-Congo ont organisé un atelier stratégique dont les résultats ont été soumis aux participants de cette pré-Cop 27.

 Les confessions religieuses (1) de RD-Congo tiennent à faire entendre leur voix lors de la Cop27 qui se tiendra, dans un mois, à Sharm El-Sheikh, en Égypte. Pour ce faire, elles ont tenu un atelier sur la justice climatique en marge d’une rencontre préparatoire à la Cop27 (pré-Cop27) qui s’est tenue à Kinshasa du 3 au 5 octobre.

Au cours de cette rencontre, le pasteur Eric Nsenga, porte-parole des protestants de l’Église du Christ au Congo (ECC), a souligné que les confessions religieuses congolaises, à travers l’Initiative interreligieuse pour les forêts tropicales (IFI) – un cadre de réflexion des confessions religieuses congolaises sur la protection de la nature – avaient un plan global et stratégique de contribution à la justice climatique et à la gestion de la sécurité environnementale. Il a, par ailleurs, rappelé que l’engagement des confessions religieuses de ce pays d’Afrique centrale ne se limite pas au volet spirituel. « C’est un engagement global dans la vie nationale et dans la sauvegarde de notre patrimoine commun qui est l’humanité », a-t-il précisé.

La pré-Cop 27 qui s’est tenue à Kinshasa a réuni différents groupes concernés par les négociations sur le climat : les gros émetteurs, des pays les moins avancés mais aussi les sociétés civiles. Quatre thèmes majeurs ont été abordés : l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre, l’adaptation au changement climatique, la finance climatique, la question des pertes et préjudices, c’est-à-dire les dégâts occasionnés par les événements climatiques extrêmes.

Éradiquer la pauvreté

Au cours de cet atelier sur la justice climatique qui s’est tenu le 3 octobre, Mgr Donatien Nshole, représentant de l’Église catholique, a encouragé les gouvernements représentés « à arrêter la déforestation et la dégradation des forêts et en faire une priorité essentielle de leurs actions ».

Le secrétaire général de l’épiscopat congolais a également invité les délégations participantes à considérer les structures religieuses comme des partenaires. « Ces structures sont actives dans la sensibilisation, la formation et la mobilisation de tous les croyants dans toutes les structures comme la famille, les paroisses, les écoles, instituts et universités », a-t-il notamment fait remarquer avant de donner plus de précisions sur ces actions concrètes préconisées par les confessions religieuses pour la COP27. « Nous demandons à l’assemblée de la pré-COP27 de faire en sorte que, lors de la COP27, le fond vert pour le climat et d’autres mécanismes de la finance climatique permettent effectivement à la RDC d’éviter l’exploitation du pétrole et du gaz dans les forêts, d’éradiquer la pauvreté et d’assurer l’accès universel à l’énergie propre à la RDC. »

Société civile

De son côté, la société civile africaine a aussi fait entendre sa voix à cette pré-Cop 27. Ainsi 375 organisations provenant de 28 pays africains ont présenté un plaidoyer commun. Dans leur message, elles interpellent les gouvernements africains sur la nécessité de l’accélération de la transition écologique mais également les « pays riches pollueurs » sur le respect des engagements pris, notamment en matière de financement des initiatives écologiques dans les pays pauvres.

La Croix Africa

Source : africa.la-croix

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