Symposium

À Abidjan, un colloque pour mieux utiliser les nouveaux outils de communication dans l’éducation

Dans la perspective d’un développement intégral, le Centre lasallien africain a organisé à Abidjan un colloque pour réfléchir sur l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’éducation en Afrique.

Informatique, audiovisuel, Internet, multimédia… Les technologies de l’information et de la communication sont omniprésentes dans les divers domaines d’activités humaines. Mais comment mieux les intégrer dans l’éducation en Afrique au service du développement intégral de la personne?

La question était au centre du colloque en sciences de l’éducation et de la formation, organisé jeudi 9 mai, au Centre lasallien africain (Celaf institut), à Abidjan.

Le choix de cette problématique s’inscrit dans la continuité du thème retenu cette année par cet institut religieux de formation pédagogique: « L’éducation actuelle face aux TIC ». L’objectif était de l’« approfondir avec de nouveaux éclairages et de nouvelles perspectives, en l’intégrant dans le cadre du développement intégral », explique le père Valère Adansou, le directeur du Celaf institut.

Des laïcs experts en sciences de l’éducation ont produit une dizaine de communications montrant aux futurs enseignants l’importance de ces outils, et comment les utiliser de manière efficace.

« Cela s’impose à nous »
« Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si nous pouvons ou pas utiliser les technologies de l’information et de la communication dans l’éducation en Afrique, cela s’impose à nous », a prévenu, à l’ouverture du colloque, le professeur Ignace Biaka, professeur de philosophie à l’université d’Abidjan. Le plus important est de savoir comment les exploiter pour bâtir un monde favorable à l’épanouissement de l’homme.

« Le problème est de savoir si les échecs dans les autres moments de notre développement pourront être dépassés avec cette nouvelle conception des machines qui n’est plus mécanique mais purement virtuelle, un ensemble de données », a-t-il ajouté.

De nombreux pays africains utilisent les TIC dans l’éducation. Le Côte d’Ivoire dispose même d’une université virtuelle, dont l’objectif est de désengorger les campus universitaires surpeuplés. Mais il est difficile de connaître l’impact de l’utilisation des TIC sur les résultats des apprenants.

« Jusqu’à ce jour on n’a pas encore la preuve que quand on utilise les TIC on a les meilleurs résultats, a révélé le docteur Amon Kassi Holo, enseignant à l’école normale supérieure et à l’université virtuelle. Les études sur ce sujet sont contradictoires dans le monde entier car on n’arrive pas encore à isoler le facteur TIC dans un ensemble de facteurs qui peuvent concourir à la réussite d’un élève, notamment son environnement social, sa motivation personnelle, l’action de l’enseignant. »

Plus attentionnés
Une chose est cependant acquise, l’utilisation des TIC dans la pratique pédagogique favorise « un meilleur niveau d’attention des étudiants des universités publiques en Côte d’Ivoire », assure le docteur Bruno Kanga, enseignant-chercheur à l’université d’Abidjan.

C’est le résultat de son étude menée sur trois groupes d’apprenants: un premier qui utilise la méthode classique d’enseignement sans aucun TIC, une deuxième avec une vidéo projecteur et le troisième avec l’intégration de plusieurs éléments des TIC.

Guy Aimé Eblotié (à Abidjan)

Source: africa.la-croix

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