Projet 58 : Centre Nouvelle Espérance - Centre AKAMURI

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Projet 58 : Centre Nouvelle Espérance - Centre AKAMURI

Le Projet 58, de la «Lettre aux Amis » du mois de mars 2020, se présente en deux volets : une demande d’aide pour le Centre
Nouvelle Espérance et une demande d’aide pour le Centre Akamuri. Le Père Ludwig Peschen, Missionnaire d’Afrique, nous formule sa demande de la façon suivante :

 

I - Centre Nouvelle Espérance

Chers amis,

Le Centre Nouvelle Espérance a été créé en 1990 par le diocèse de Bujumbura (Burundi) avec l’appui financier des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs). C’est un centre qui s’occupe du dépistage, du traitement et de l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH/SIDA. On m’a confié la responsabilité de ce Centre. En 1993, l’évêque de l’époque, Mgr. S. Ntamwana, m’avait demandé de faire quelque chose pour le nombre toujours croissant de malades du SIDA qui se réunissaient régulièrement à la porte de son évêché. Il s’agissait d’une situation nouvelle qui était difficile à gérer à l’époque. Il n’y avait pas de remède contre la maladie, et le diagnostic «VIH» était comme une condamnation à mort. Beaucoup de choses ont changé depuis. Au début nous avons organisé des visites à domicile pour les premiers patients qui hésitaient à se présenter afin d’au moins soulager un peu leurs souffrances. Les soins à domicile et une aide matérielle modeste étaient initialement nécessaires, ou au moins pour avoir quelque chose à manger. La prévention était la seule chose que nous essayions à ce moment-là. 

Aujourd’hui, 26 ans plus tard, plus de 2 534 patients y sont inscrits pour recevoir des soins et du soutien, et plus de 2 962 orphelins et enfants dans diverses situations d’urgence reçoivent une aide. Vu le nombre impressionnant des patients à prendre en charge que connaît le Centre Nouvelle Espérance, pouvons-nous encore une fois compter sur votre générosité par un soutien financier?

Au nom de tous les patients et du personnel de Nouvelle Espérance, je vous remercie pour votre intérêt et, tout particulièrement, pour votre généreux soutien. Un grand merci pour tout ce que vous pourrez faire.

II - Centre Akamuri

J’ai rencontré un groupe d’environ 25 enfants et adolescents l’année dernière. Ceux-ci avaient tous quelque chose en commun : ils vivaient avec une forme de handicap, soit mental, soit psychologique, soit physique : certains étaient atteints de trisomie, d’autres d’autisme, d’autres de microcéphalie, d’autres de malformations congénitales ou de paralysies. Les plus pauvres des pauvres étaient avec nous.

Depuis des années, certains d’entre eux avaient appris des choses importantes au Centre Akamuri. Certains pouvaient maintenant marcher, d’autres manger seuls, d’autres encore dire leur nom ou celui de leurs parents ; les plus avancés pouvaient même se présenter devant leur groupe.

Lors de mon passage, Jules est venu prononcer un discours bien que personne ne pensait qu’il serait capable de faire cela. Ses paroles furent très émouvantes. Il nous révéla que la plupart d’entre eux, qui avaient été à l’école à l’époque, vivaient maintenant quelque part dans les rues des bidonvilles de Bujumbura, et il a fait de leur situation actuelle un compte-rendu très simple et cohérent. Ils avaient été jetés dehors à un moment donné, et plus personne ne s’était occupé d’eux. Pour se nourrir, ils devaient mendier ou voler de la nourriture. Et il conclut ainsi : « Patiri, nous avons besoin d’un Imuhira iwacu. Nous avons besoin d’un chez nous. »

Cet appel urgent et honnête de ce garçon toujours handicapé, ne nous a pas laissés en paix depuis lors. Quelque chose devait être faite pour que ces enfants et ces jeunes puissent trouver un «foyer» sûr.

À notre Centre de «Nouvelle Espérance», nous avions déjà eu l’idée de créer un groupe de logements destinés à ces enfants et adolescents, dans lesquels ils pourraient vivre ensemble comme en famille. Cependant, un site existait déjà à Maramvya, à environ 25 km au nord de Bujumbura, dans un environnement encore rural. Nous espérions que là-bas, il serait plus facile aux jeunes de s’installer et d’être acceptés. Nous avons osé créer une maison pour les jeunes sur une petite propriété. Le soutien financier est venu de divers côtés et certains voisins sont venus avec du riz ou un sac de patates douces. Et nos adolescents ont ainsi pu commencer une nouvelle vie. Ils ont même aidé à construire leur nouvelle maison dont le nom fut vite trouvé : «Imuhira iwacu», «chez nous à la maison».

Les habitants ont très vite compris qui étaient ces nouveaux voisins et qu’ils n’avaient pas besoin d’en avoir peur. Nous sommes en harmonie avec eux. Entre-temps, notre petite maison initiale est devenue un centre modeste. Régulièrement arrivent des mères qui ont un enfant handicapé et elles nous demandent de prendre soin d’eux également.

Or, avec l’aide de nombreux amis en Europe et ici sur place, nous avons réussi à acquérir un terrain d’environ 90 mètres de long. Quelle joie, quelle fierté, en particulier pour nos jeunes : ici, ils pourront prouver qu’ils ont eux aussi la force et le pouvoir de travailler comme les autres, et cela leur donne une vraie
dignité. Ils sont comme les autres !

Nous souhaitons exprimer ici nos remerciements envers tous ceux et celles qui ont contribué d’une certaine manière à une bonne action. Cependant, nous nous permettons de solliciter de nouveau votre aide. Pouvons-nous encore espérer votre aide, qui est toujours nécessaire et indispensable, pour nous permettre d’assurer l’avenir de toute cette œuvre ? Un grand merci !

Ludwig Peschen, M.Afr.

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