Burkina Faso

Au Burkina Faso, le secret du succès des établissements catholiques au Brevet

Au Burkina Faso, les résultats du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ont été rendus publiques. Les établissements secondaires catholiques se sont illustrés par leur fort taux de réussite.

L’Union nationale des établissements secondaires catholiques fête ses 50 ans cette année. Comme pour marquer ce jubilé d’or, l’enseignement catholique s’est distingué lors des épreuves du Brevet avec des taux de réussite allant jusqu’à 100 % dans certains établissements.

Quel est le secret de ces performances réalisées chaque année par ces établissements ?

Frère Alain Kombasséré, directeur du Collège Sainte Famille de Ouagadougou donne une piste. « Ces succès découlent du simple fait de la qualité de l’encadrement », assure-t-il. Pour lui, la mission de l’Église catholique est d’éduquer, ce qui pousse tous les acteurs de l’enseignement catholique à faire le maximum pour la formation des élèves.

Dieudonné Nana, parent d’élève, abonde : « L’élève inscrit dans les écoles dirigées par les catholiques n’a pas le droit à l’échec, tant la discipline est de rigueur. Là-bas au moins, il n’y a pas de désordre ».
Cette année encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors que le taux national de réussite (tous les établissements du pays confondus) est de 42,91 %, les établissements catholiques réalisent un taux de réussite général de 89,13 %. En effet, sur 4 049 candidats issus de ces établissements, 3 609 ont été admis au BEPC. Les chiffres « catholiques » dans les différentes régions du pays sont édifiants : Cascades : 94,82 %, Centre 94,66 %, Centre-Ouest 94,66 %, Sud-Ouest 97,08 %, Sahel, 100 %.

La ruée vers les écoles catholiques
Avec de tels résultats, l’on observe une ruée vers les écoles catholiques, comme le confirme Frère Alain Kombasséré. Selon le religieux, de nombreux parents accourent vers les écoles catholiques depuis la publication des résultats pour s’informer sur les tests de recrutement. La hausse des frais de scolarité dans ces établissements ne décourage pas les parents soucieux de la formation de leurs enfants.

« Même si on doit prendre des découverts en banque, je ferai tout pour assurer un bel encadrement à mon enfant », explique Timothée Nabaloum, mécanicien de son état et dont la fille est inscrite dans un collège catholique de la capitale.

Selon le Frère Kombasséré, la hausse des frais de scolarité s’explique par la décision prise par les autorités de ces écoles d’améliorer les conditions de travail de leur personnel. « Nous envisageons d’augmenter de 100 % certaines indemnités du personnel, notamment l’indemnité de logement qui variait entre 8 000 (12,3 € à 20 000 FCFA (30,7 €), confie-t-il. À partir de la rentrée, ces indemnités vont doubler ».

Pour directeur du collège Sainte Famille de Ouagadougou, « si les enseignants et le reste du personnel sont dans de bonnes dispositions, l’élève et ses parents y gagnent également ».

Alexandre Le Grand Rouamba (à Ouagadougou)

Source : la-croix

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