Nigeria

Au Nigeria, Mgr Kaigama succédera au cardinal Onaiyekan à Abuja

L’ancien président des évêques nigérians a été nommé lundi 11 mars archevêque coadjuteur d’Abuja, la capitale du Nigeria.

Le pape François a nommé, lundi 11 mars, l’archevêque de Jos (Nigeria), Mgr Ignatius Kaigama, archevêque coadjuteur d’Abuja, la capitale fédérale du Nigeria.

Actuellement président de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao), et ancien président des évêques nigérians, Mgr Kaigama, 60 ans, succédera au cardinal John Onaiyekan, qui vient de fêter ses 75 ans, lorsque la démission de celui-ci sera acceptée.

Originaire de l’est du Nigeria, diplômé en théologie spirituelle de l’Université pontificale grégorienne, à Rome, Mgr Kaigama a d’abord été évêque de Jalingo (est) avant d’être nommé à Jos en 2000.

Deux figures importantes de l’Église nigérianne
Situé entre le Sud chrétien et le Nord musulman, son diocèse a régulièrement été le théâtre, ces dernières années, d’attaques de Boko Haram, notamment des attentats à la bombe qui ont fait plus de 250 morts.

Refusant les gardes du corps – « Être protégé en permanence ferait de moi un prisonnier », estime-t-il – Mgr Kaigama s’est toujours fait un ardent promoteur du dialogue interreligieux et a été, de 2012 à 2018, le président des évêques nigérians.

À Abuja, la capitale du Nigeria, il succédera donc, quand celui-ci verra sa démission acceptée par le pape, au cardinal John Onaiyekan, élu sur le siège d’Abuja en 1992 – après avoir lui-même été coadjuteur deux ans – dont il était devenu le premier archevêque en 1994.

Abuja, un poids politique important
Promoteur infatigable de la paix au Nigeria, il avait reçu le prix international Pax Christi, le 31 octobre 2012, quelques semaines avant d’être créé cardinal par Benoît XVI.

Il avait réchappé, en 2016, à une tentative d’attentat, sa voiture essuyant des tirs nourris.

En décembre dernier, il avait vertement critiqué les deux candidats de l’élection présidentielle nigériane – qui a vu, le 23 février, la réélection dès le premier tour du président sortant Muhammadu Buhari – estimant que la population du pays était confrontée à une tragédie consistant « à choisir entre deux candidats indésirables bien connus ».

De son côté, Mgr Kaigama avait appelé à des élections « apaisées et justes », exhortant ses compatriotes à ne rien faire « qui puisse causer de la violence et des crises ».

Nicolas Senèze, à Rome

Source : la-croix.com

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