NIGER

NIGER - Carême en prière pour le missionnaire italien enlevé voici six mois

Niamey (Agence Fides) – « Plus le temps passe et plus nous devons résister à la tentation de nous résigner et de relâcher notre attention. Au sein du Diocèse, nous désirons continuer à proposer des moments de prière pour la libération du Père Pierluigi Maccalli (voir Fides 18/09/2018). Nous sommes heureux d’avoir été toujours bien accueillis et qu’il existe une bonne participation des fidèles ». C’est ce qu’affirme pour l’Agence Fides le Père Vito Girotto, de la Société des Missions africaines et confrère du missionnaire enlevé au Niger voici six mois.

« Nos fidèles sont convaincus que Dieu seul peut obtenir cette libération et c’est pourquoi nous devons Le prier avec insistance et persévérance. Au sein du Vicariat de Niamey, nous avons l’habitude d’organiser un pèlerinage de Carême avec la participation des chrétiens de toutes les nouvelles communautés paroissiales. On se retrouve dans la grande cour de l’école catholique sise dans les environs de la Cathédrale et l’on part de là pour un parcours de quelques kilomètres, effectué en priant, en chantant et en méditant. Cette année, nous prierons en particulier pour le Père Maccalli ».

Le Carême au sein du Diocèse est fortement ressenti par les fidèles qui emplissent les églises le Mercredi des Cendres et tous les vendredis pour le Chemin de Croix. « Cette année – poursuit le Père Girotto – le pèlerinage aura lieu le Dimanche 17 mars avec la catéchèse, l’Adoration, la célébration pénitentielle avec confessions, le Chemin de Croix et la Messe de clôture animée par les jeunes, le tout au cours de 12 heures très intenses de prière et de réflexion spirituelle ».

« Au cours de la Messe – explique avec émotion le Père Girotto – aura lieu un moment particulier de prière pour le Père Maccalli, le 17 mars marquant le début du septième mois de sa détention. Au cours de ces six mois pendant lesquels il a été arraché à la communauté diocésaine, la prière en faveur de sa libération n’a jamais fait défaut au cours de chacune des Messes célébrées dans le Diocèse. Pour lui, tout ce temps a constitué un long et douloureux Carême et, en s’en souvenant, chacun de nous est appelé à l’engagement de fidélité à Jésus qui nous a appelés et ne nous a promis ni gloire ni honneurs mais souffrances et persécutions ».

Le 19 mars, fête de Saint Joseph, à Niamey et dans l’ensemble des Vicariats du vaste Diocèse nigérian, a été prévue une prière œcuménique : les différentes Eglises et dénominations chrétiennes présentes sur le territoire diocésain prieront ensemble pour le Père Maccalli. « L’initiative, bien que partant de catholiques, a été accueillie très favorablement par nos frères chrétiens d’autres confessions. Nous espérons qu’il y ait une participation nombreuse à cette prière. Elle rendra un témoignage fort d’unité et de collaboration à tout le pays » continue-t-il.

« En avril – conclut le Père Girotto – vous voudrions programmer une prière avec les musulmans. Nous sommes confiants dans le fait qu’ils répondront à notre invitation de manière bienveillante. Il nous a été indiqué que, dans de nombreuses mosquées, les musulmans ont fait des prières pour le Père Maccalli et qu’ils ne sont pas indifférents à son sort. A Makalondi, par exemple, ils se sont démontrés fortement solidaires des catholiques et lorsque nous les avons invités à une fête que nous voulions célébrer pour les 50 ans de la Paroisses, ils nous ont suggéré de la reporter parce qu’ils affirmaient qu’il n’était pas possible de faire la fête tant que nous nous trouvons dans la douleur et la tristesse à cause de l’absence du Père Maccalli. Nous espérons que la prochaine Solennité de Pâques puisse représenter pour le Père Maccalli un passage de la captivité à la liberté, que nous appelons de nos vœux désormais depuis longtemps ».

Source : fides.org

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