Kenya

Kenya : un bateau construit grâce à des déchets plastiques

Un boutre traditionnel fait entièrement de déchets et de claquettes part en expédition le long de la côte kényane pour sensibiliser aux effets néfastes des déchets plastiques.

Avec sa voile triangulaire caractéristique, ce bateau ayant entrepris une expédition le long des côtes est-africaines à presque tout du boutre traditionnel. À un détail près : il a été construit grâce à des déchets plastiques ramassés notamment sur les plages kényanes.

Les boutres sont une icône sur la côte kényane, ayant traversé ces eaux de l’océan Indien pendant environ 2 000 ans.

“Nous avions ce rêve de faire un boutre en plastique recyclé, car aujourd’hui le monde pleure tellement sur le plastique, et nous sentons que c’est notre responsabilité de créer cette solution, parce que nous polluons notre environnement, de nombreuses créatures souffrent de cette jungle de plastique”, témoigne Ali Skanda, constructeur du boutre FlipFlopi.

Avec l’objectif de sensibiliser aux effets dévastateurs de la pollution au plastique, le Flipflopi a entamé un périple de 500 kilomètres jeudi à Lamu, au nord de la côte kényane. Il doit atteindre sa destination finale, l‘île de Zanzibar, le 6 février.

Seul le mât est en bois. Le reste du bateau, coque et quille en tête, a été construit à l’aide de 10 tonnes de plastique déchiqueté et puis moulé.

La coque a ensuite été recouverte de 30.000 sandales “tong” aux couleurs criardes, également ramassées sur les plages, qui ont donné leur nom au bateau (ces sandales sont appelées flipflop en anglais) et lui donne l’aspect d’un patchwork multicolore.

“Ça me semble si simple, si évident, la motivation est simplement de partager quelque chose de positif. Nous voulions avoir un message coloré et beau et c’est ce qu’est le boutre Flipflopi. C’est donc un message très clair et positif sur la valeur du plastique et c’est ce que nous avons construit”, lance Ben Morrison, fondateur du projet FlipFlopi.

Long de 9 mètres, le Flipflopi a été construit pendant trois ans à Lamu par des constructeurs de boutres traditionnels, en utilisant des techniques simples qui peuvent aisément être reproduites, note Dipesh Pabari.

Toutes les personnes ayant participé au projet étaient des bénévoles. Le financement a été assuré par ces derniers, par crowdfunding et par de petites donations, avant que le PNUE ne s’implique pour financer l’expédition du Flipflopi.

Dans le futur, M. Pabari espère construire un boutre de 20 mètres de long, et le faire naviguer jusque Le Cap, en Afrique du Sud.

Source : africanews

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