Ghana

KOFI ANNAN – CE QU’IL PENSAIT ET DISAIT

Décédé le 18 août 2018 à Berne (Suisse) à l‘âge de 80 ans, Kofi Atta Annan, ancien secrétaire général des Nations unies (1997-2006) et Prix Nobel de la Paix (10 décembre 2001) s’est illustré de son vivant à travers ses propos. Que ce soit dans le domaine de la paix, de l’éducation, de la politique, de la santé ou même de l’économie… le diplomate africain avait toujours été optimiste devant chaque situation de la vie. Morceaux choisis de quelques citations de Kofi Annan – inhumé ce jeudi 13 septembre à Accra.

Education – Santé (VIH-SIDA)
L‘éducation et la santé constituent les deux piliers sur lesquels il faudra bâtir un avenir plus juste et plus pacifique. C’est ce qu’avait affirmé en substance le 1er juillet 2002, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, à l’occasion de l’ouverture du débat de fond de trois jours de la session annuelle du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC). Déjà sous sa direction, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté en 2000 la résolution 1308, identifiant le sida comme une menace pour la sécurité mondiale. Ses diverses déclarations à l’occasion en disent long :

La connaissance est le pouvoir. L’information est libératrice. L‘éducation est la prémisse du progrès, dans chaque société, dans chaque famille.

L’alphabétisation est un pont entre la misère et l’espoir.

Le rôle de l‘éducation est primordial pour l’avancement de la femme.

J’espère que la santé ne sera finalement pas considérée comme une bénédiction à souhaiter, mais comme un droit de l’homme pour lequel il faut lutter.

Le sida est une crise majeure pour le continent, les gouvernements doivent agir.

L‘éducation est le seul remède efficace contre le SIDA.

Education, Liberté, paix, tolérance
M. Annan croyait fermement à la paix et la liberté dans le monde. Il estimait que la tolérance est une vertu que chaque individu devrait cultiver.

La tolérance est une vertu qui rend la paix possible.

La liberté ne connaît pas de frontières, il suffit qu’une voix s‘élève et appelle à la liberté dans un pays, pour redonner courage à ceux qui sont à l’autre bout du monde.

C’est à chacun d’entre nous de cultiver le meilleur dans sa nature et de lutter contre le pire.

La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat.

C’est l’ignorance, et non la connaissance, qui dresse les hommes les uns contre les autres.

Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible.

Développement durable
L’ancien secrétaire général des Nations unies rêve d’un véritable développement et savait que tout était possible si l’égalité de genre était respectée, associé à un travail de fond sur le terrain.

L‘égalité des sexes est plus qu’un objectif en soi. C’est une condition préalable pour relever le défi de la réduction de la pauvreté, de la promotion du développement durable et de la bonne gouvernance.

Il n’y a pas d’outil de développement plus efficace que l’autonomisation des femmes.

Le défi est de faire du développement durable, en apparence une idée abstraite, une réalité quotidienne.

Nous ne pourrons vaincre aucune des maladies infectieuses qui affligent les pays en développement tant que nous n’aurons pas gagné la bataille pour l’eau potable, l’assainissement et les soins de santé de base.

Terrorisme
En 2005, lors d’une conférence sur le terrorisme qui se tenait à Madrid, Kofi Annan proposait des pistes pour lutter contre ce fléau autour des 5D : décourager, dénier, dissuader, développer et défendre. Sur son air, il avait fait face à l’attentat du 11 septembre à New York, aux attentats de Madrid qui firent 191 morts et 1.900 blessés le 11 mars 2004 dans quatre trains de banlieue éventrés par les bombes d’un commando islamiste se revendiquant d’Al-Qaïda pour ne citer que ceux-là. M. Annan en avait donc conscience de l’enjeu du terrorisme dans le monde.

Une attaque terroriste contre un pays est une attaque contre l’humanité tout entière.

Les actes de terrorisme ne peuvent jamais se justifier, quelque raison que l’on puisse faire valoi.

La paix, la tolérance, le respect mutuel, les droits de l’homme, l‘état de droit et l‘économie mondiale ont tous également souffert des actes terroristes.

Aucune cause juste ne peut être servie par la terreur.

Rejetons la voie de la violence qui est le produit du nihilisme et du désespoir.

 Source :  afriquemedia

Retour à la liste des nouvelles