DÉVALUATION DU FCFA

Le jeudi 05 octobre 2017, les ministres des finances de 14 pays africains ayant en commun l’usage du franc CFA se sont retrouvés à Paris pour échanger et évaluer leurs différents niveaux d’endettement et y trouver les solutions. À l’issue de la réunion qui s’est déroulée , Bruno Le Maire, ministre français des finances a conduit une conférence de presse en début d’après-midi. Il était accompagné de ses homologues de la Zone franc, des gouverneurs de la BCEAO et de la BEAC, de la patronne de la Banque de France et du directeur du Trésor français.

L’argentier français a exprimé son plaisir d’avoir pris part à des échanges de qualité entre lui et ses homologues africains de la Zone franc. Bruno Le Maire a expliqué que la réunion a été l’occasion d’évaluer les niveaux d’endettement des pays usant du franc CFA comme monnaie. Il a également indiqué que lui et ses paires ont proposé comme solution à l’endettement, la réduction des dépenses publiques. Selon le patron des finances hexagonales et les ministres de la Zone franc, il faut désormais orienter les investissements publics et privés dans les domaines les plus utiles, « les secteurs où les croissances sont plus importantes ».

L’optimisation des recettes fiscales a été également présentée comme une solution efficace au niveau élevé des endettements des pays de la Zone franc. La question de l’endiguement du financement du terrorisme a été aussi abordée. Suite à une question relative aux comptes de réserves et à la parité entre le franc CFA et l’euro, Amadou Bâ, le ministre sénégalais de l’économie et des finances a répondu que la question de la réforme du franc CFA n’a pas été abordée : « La réforme du franc CFA n’a pas été à l’ordre du jour. Pour ce qui est de la parité et des comptes de réserve, c’est le statu quo, et pour encore longtemps ».

À sa suite, Bruno Le Maire a souligné que son pays n’était pas opposé à un débat sur le franc CFA : « La France est toujours prête à en parler (la réforme du franc CFA : NDLR), mais il revient aux pays africains d’en décider » a-t-il souligné. Concernant les rumeurs de la dévaluation prochaine du franc CFA, le ministre des finances de la France a prévenu « qu’il ne faut pas écouter les oiseaux de mauvaises augures ».

Source : afriquemedia.tv

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